Accident vasculaire cérébral ischémique

 

Définition d’un accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique

Définition d'un accident vasculaire cérébral (AVC) ischémiqueLes accidents vasculaires cérébraux ischémiques (80% des AVC) résultent de l’occlusion d’une artère cérébrale par un thrombus (caillot sanguin) qui empêche le cerveau d’être alimenté en oxygène par une circulation sanguine normale. Ce type d’accident vasculaire cérébral est favorisé par les facteurs de risque cardio-vasculaires (tabagisme, hypercholestérolémie, diabète, …). Les accidents ischémiques cérébraux provoquent des dommages cérébraux parfois irréversibles, pouvant conduire, lorsque les lésions sont étendues, au décès. Il s’agit donc d’une urgence médicale absolue qui nécessite d’appeler le Samu (15) ou le numéro d’urgence européen (112) pour une prise en charge immédiate.

• Avec plus de 16 millions d’AVC dans le monde, cause de 5 millions de décès et 5 millions de handicaps lourds, l’OMS a désormais qualifié de « pandémie » ce mal du XXIème siècle. En France, on compte 130 000 AVC chaque année, responsable de 40 000 décès et 30 000 handicaps lourds.
• Les AVC constituent la 1 ère cause de mortalité pour les femmes et la 1 ère cause de handicap moteur en France. L’accident vasculaire cérébral touche une personne toutes les 5 secondes dans le monde et toutes les 4 minutes en France.

 

Symptômes d’un accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique

Symptômes d’un accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique

 

Plus de 60 % des victimes d’AVC meurent ou restent handicapés. Il est donc important de connaître les signes avant-coureurs et d’agir rapidement. Ceux-ci sont divers car ils dépendent de la taille et la localisation exacte de la lésion. Cependant, certains signes très fréquents doivent donner l’alerte :

  • une faiblesse musculaire, une paralysie d’un ou plusieurs membres ou du visage, le plus souvent d’un seul côté du corps,
  • une perte de sensibilité ou un engourdissement d’un ou plusieurs membres ou du visage,
  • une perte de la vision d’un œil ou de la moitié du champ visuel pour chaque œil, ou encore une vue double,
  • des troubles du langage et/ou à comprendre ce que l’on entend,
  • des troubles de l’équilibre ou de la coordination des membres,
  • des troubles de la vigilance pouvant aller jusqu’au coma,
  • un mal de tête brutal, intense et inhabituel,
  • des nausées, des vomissements.

L’intensité des symptômes peut-être d’emblée maximale, ou s’accentuer sur quelques minutes voire quelques heures. Ils surviennent parfois pendant le sommeil. La régression des signes au bout de quelques minutes ne doit en aucun cas minimiser leur gravité : les déficits neurologiques soudains régressant rapidement portent le nom d’accident ischémique transitoire (ou AIT). Ils doivent eux aussi conduire à consulter immédiatement.

Face à de tels symptômes, il faut réagir le plus vite possible et appeler le 15 ou le 112 (numéro d’urgence européen). Chaque minute perdue conduit à la perte irréversible de deux millions de neurones.

 

Traitements pour l’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique

 

La nature du traitement dépend de la cause exacte de l’AVC et de sa gravité. Une fois le diagnostic confirmé par scanner ou IRM, le médecin peut administrer une solution médicamenteuse (le « traitement par thrombolyse ») pour dissoudre les caillots sanguins qui ont pu se former dans les artères, et/ou intervenir par thrombectomie mécanique.

La thrombectomie mécanique consiste à introduire au niveau de l’aine (le plus souvent) ou du bras du patient un cathéter qui va être navigué par les artères jusqu’au vaisseau bouché du cerveau. Dans ce vaisseau, un système de capture du caillot (appelé plus précisément « stent retriever ») sera déployé dans le caillot de sang pour l’attraper et le faire ressortir par le cathéter. Depuis 2015, ces nouveaux traitements ont pris une place prépondérante dans la prise en charge de l’AVC. Plusieurs études scientifiques ont en effet souligné les résultats positifs de la thrombectomie mécanique, seule ou en complément des techniques médicamenteuses habituelles. De plus, cette nouvelle technique présente l’avantage de pouvoir être pratiquée jusqu’à 6h, voire 24h, après les premiers symptômes, contrairement à la thrombolyse qui doit être administrée dans les 4h30.