Anévrisme cérébral

Définition d’un anévrisme cérébral

Les anévrismes cérébraux

 

Un anévrisme cérébral est un gonflement anormal de la paroi d’une artère du cerveau, formant une poche qui se remplit de sang, appelée sac anévrismal. Avec le temps, cette poche peut s’agrandir à cause de la pression artérielle, se fissurer, voire se rompre. On parle alors de rupture d’anévrisme, qui entraîne une hémorragie interne (autour du cerveau), aux conséquences souvent dramatiques.

Entre 1 et 4% de la population est porteuse d’un anévrisme cérébral, la plupart du temps sans qu’il y ait de symptômes. Si le risque de rupture est très faible (5 000 personnes chaque année), il s’agit d’un événement grave qui peut conduire à des séquelles lourdes, voire au décès du patient.

 

 

 

 

Symptômes d’un anévrisme cérébral

 

Symptômes d'un anévrisme cérébral

Le plus souvent, un anévrisme cérébral non-rompu n’occasionne pas de symptôme particulier. Ainsi, la détection de l’anévrisme cérébral se fait-elle le plus souvent de façon fortuite, lors d’un examen radiologique réalisé pour d’autres raisons (vertiges, céphalées …). Cependant, l’anévrisme cérébral non-rompu peut toutefois exercer une pression sur des terminaisons nerveuses, provoquant certains signes :

  • vision double,
  • douleur faciale,
  • perte de la vision,
  • graves maux de tête dus à un saignement mineur,
  • strabisme,
  • tremblements ou mouvements incontrôlables d’un œil ou d’une paupière.

Ces signes doivent inciter à consulter auprès d’un médecin.

Un anévrisme cérébral peut se rompre en raison de l’amincissement de la paroi du sac anévrismal au fil du temps. En cas de rupture, l’intensité des symptômes dépend de l’ampleur et de la localisation de l’hémorragie. Si celle-ci est limitée, une raideur de la nuque peut être le seul signe. En revanche, une hémorragie massive peut entraîner un coma rapide et/ou le décès. Un mal de tête brutal et d’une très forte intensité est un signe évocateur de rupture. D’autres symptômes similaires à ceux occasionnés par un accident vasculaire cérébral ischémique peuvent être observés :

• troubles de la vision et/ou de l’élocution,
• paralysie partielle du corps,
• nausées,
• vomissements …

Face à de tels symptômes, il faut réagir le plus vite possible et appeler le 15 ou le 112 (numéro d’urgence européen).

 

Traitements pour un anévrisme cérébral

 

Les traitements peuvent être soit curatifs (en cas de rupture d’anévrisme constaté ou d’anévrismes non-rompus symptomatiques), soit préventifs (en cas d’anévrisme non-rompu diagnostiqué). Quand un anévrisme cérébral non-rompu est diagnostiqué et qu’une intervention est recommandée, celle-ci aura pour but de « sécuriser » l’anévrisme afin de prévenir toute rupture d’anévrisme à venir.

Deux types de traitements existent actuellement pour traiter les anévrismes cérébraux :

  • l’un par neurochirurgie (chirurgie classique)
  • l’autre par traitement endovasculaire en service de neuroradiologie interventionnelle

Traitements pour un anévrisme cérébral

 

Les techniques de neuroradiologie interventionnelle donnent la possibilité de traiter l’anévrisme cérébral par voie naturelle, par voie artérielle, « sans ouvrir » la boîte crânienne.

Cette intervention sous contrôle radiologique consiste à introduire un cathéter par l’artère fémorale (au niveau de l’aine du patient) ou bien par l’artère radiale (au niveau du bras), et à le faire remonter jusqu’à l’artère cérébrale porteuse de la poche anévrismale. Les neuroradiologues font ensuite glisser, au travers du cathéter, différents dispositifs : des coils (petites spirales métalliques à mémoire de forme en fil de platine) à insérer dans la poche anévrismale, et/ou des stents à déployer dans l’artère portant l’anévrisme cérébral. Certains stents, appelés « flow diverters » permettent de se passer d’un remplissage du sac anévrismal par des coils, car ils redirigent le flux dans l’artère porteuse, réduisant le flux entrant dans l’anévrisme cérébral, ce qui aboutit finalement à sa thrombose. La technologie des “flow diverters” est récente, car ces stents sont disponibles depuis moins de 15 ans.

 

Dans le cas d’un patient avec un anévrisme cérébral rompu, l’objectif est d’arrêter le flux sanguin qui alimente l’anévrisme pour prévenir le risque de resaignement, maximal durant les premiers jours suivants la rupture.

Ce type de traitement, moins traumatique que la chirurgie classique, est de plus en plus utilisé car il permet de limiter les complications liées aux interventions.